17
décembre 2018

A la croisée des chemins

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"Les choses changent et vont changer…" Ou l’art de lier observation et prédiction, selon Xavier Lépine, président du directoire de La Française. Dans son viseur : le Grand Paris et son "succès attendu", à la seule condition que le résidentiel y trouve une place de choix. "Et pour cause : on ne va pas créer 50 millions de m2 de bureaux supplémentaires !" Le résidentiel : un temps délaissé par les institutionnels français, "à cause notamment de la cristallisation de la valeur et de la difficulté de trouver des économies d’échelle du fait de trop de régulation", pour Urban Land Institute, il revient au cœur des stratégies. Ailleurs, en Allemagne, en Suède ou Etats-Unis, il n’en est jamais sorti, le couple rendement-risque étant favorable. "L’externalisation du portefeuille SNCF (80 % acquis par Ampère Gestion et Swiss Life AM RE France, pour le compte de cinq investisseurs institutionnels, cf. LP 1218), pour 1,3 Md€, attire l’attention du monde entier sur cette classe d’actifs en France", analysait Pierre Schoeffler, senior advisor de l’IEIF, en ouverture de la conférence annuelle d’ULI France, le 7 novembre, à Paris. "Nous sommes à la croisée des chemins. Les particuliers et les institutionnels se doivent de réinventer la propriété", insiste Xavier Lépine, avant d’imaginer les tendances à venir, déjà d’actualité pour certaines. Il dit : "le changement profond des modes de vie va assurément se refléter sur le mode de détention". Et, par la même occasion, augmenter les besoins d’actifs connexes (résidences étudiantes, services seniors). Une opportunité à saisir ?