16
décembre 2018

Du plan sur la planche

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Dans la galaxie du logement, je voudrais la vente en l’état futur d’achèvement (Vefa), ou la vente sur plan. Un secteur en croissance : 118 000 logements ont été vendus sous ce régime en 2017 (+ 49,7 % par rapport à 2014). La spécificité de ce processus de construction implique une responsabilité accrue des promoteurs immobiliers, les consommateurs étant entièrement tributaires de leurs choix. Or, révèle l’UFC-Que Choisir, le nombre de litiges a explosé en 2018 (+ 84 % sur un an).

Sur la base d’une analyse des litiges recensés par l’association et des résultats d’une consultation, l’UFC-Que Choisir met en lumière "l’étendue des retards de livraison occasionnant un important préjudice financier, ainsi que les pratiques dommageables des promoteurs au moment de la remise des clefs". D’une durée moyenne de 5,4 mois, les retards de livraison toucheraient près d’un acheteur sur trois (29 %) avec des conséquences financières importantes pour les acquéreurs (4 500 € en moyenne), insiste l’association, soit un préjudice total estimé à 156 M€ en 2017.

Au-delà d’une "déresponsabilisation abusive des promoteurs" sur les raisons d’un report de livraisons (intempéries ou défaillances d’entreprises en majorité), à la réception, seul un logement sur cinq est livré sans réserve. Pour les autres, ce sont en moyenne douze réserves qui sont émises. L’UFC-Que Choisir demande au gouvernement et aux parlementaires de prendre les mesures nécessaires pour "préserver les consommateurs des effets néfastes des retards de livraison et pour leur permettre de réceptionner des biens conformes aux contrats de vente". Les promoteurs préparent la riposte.