17
décembre 2018

Le sens de l'Etat

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C'est dans une "période tourmentée" que les maires de France, "fantassins de la République", se sont réunis pour le 101e Congrès des maires. C'est par ces mots que François Baroin a ouvert le bal, le 20 novembre, devant une salle comble du palais des expositions de la porte de Versailles à Paris. Le président de l'AMF a rapidement donné le ton : "nous avons des craintes et des impatiences", en référence "aux coups portés à la démocratie locale" par le biais législatif notamment. "2015 a été une année d'inflexion pour les élus, avec les lois Maptam et Notre". Ce qui expliquerait, en partie, le sentiment de lassitude observé chez les élus, et ce chiffre impressionnant, résultant de la récente étude du Cevipof : un maire sur deux n'entend pas se représenter en 2020. Les maires sont "fatigués", tandis que les relations avec l'Etat et les associations nationales d'élus restent tendues malgré la création d'un ministère dédié aux relations territoriales.

"Nous ne sommes pas des succursales de l'Etat". Et si celui-ci "décide des politiques locales, alors qu'il les paye". Aujourd'hui, et "depuis plusieurs mois", régions, départements et communes cherchent à unir leurs forces, au nom de la décentralisation, "une liberté", revendique François Baroin, mais aussi la thématique pivot d'une série de rassemblements, sous la bannière "Territoires unis". "Nous ne pouvons accepter que la République de proximité s'abîme, et d'une certaine manière, échoue", clame celui qui espère "redonner une énergie collective", à travers, notamment, une "grande campagne de communication" : #MaComunneJyTiens.